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MODULE FONDAMENTAL

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-LITTERATURE ECRITE EN LANGUES AFRICAINES (deug I)
-LITTERATURE GABONAISE ECRITE ET ORALE
-LITTERATURE GENERALE ET GENRES LITTERAIRES (deug I)

PARENTE ENTRE LE CONTE ET LA NOUVELLE

Les règles de la poétique depuis Aristote ont donné lieu à des procédures dans les applications à la classification des genres, en fonction d’un certain nombre d’aspects qui les déterminent ou les définissent. Si, dans les codifications de leurs propriétés, les frontières entre les deux formes narratives ne sont pas floues, les approches définitionnelles (théoriques et multiples) au contraire mènent souvent l’exégèse à des ambiguïtés terminologiques et sémantiques. Pour le critique sénégalais Mohamadou Kane, qui s’appuie sur leurs arguments et intentions, les deux genres sont peu discernables :

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contes et légendes de l’afrique

« Il est particulièrement malaisé de distinguer le conte africain de la nouvelle. Le merveilleux qui peut être tenu pour un élément divertissant est partie intégrante de la mentalité africaine ; d’autre part, le conte a recours aussi bien à l’actualité qu’à la fiction. Nombre de contes et nouvelles retiennent l’attention par leur degré de vraisemblance » [5].

La filiation entre la nouvelle et le conte, régulièrement attestée par la critique, mérite quelques interrogations et éclaircissements. De fait, qu’est-ce qui tient uni ces deux formes de récits en Afrique noire ? La nouvelle est-elle un prolongement du conte traditionnel ? A ce niveau de la réflexion, nous espérons que ces questions trouveront quelques éléments de réponse dans la corrélation qu’on peut établir entre conte et nouvelle aussi bien au niveau des arguments que des techniques narratives. Le conte issu du fond culturel oral fournit certains exemples aux arguments des nouvelles. Et on peut affirmer que le nouvelliste réhabilite à sa manière cet héritage culturel. Comme le remarque Pierre Klein à propos de certains nouvellistes sénégalais :

« ...d’une façon générale les jeunes nouvellistes, que leur champ d’exploration soit la ville ou la campagne, glissent fréquemment dans le conte informés qu’ils sont par la survie de mœurs et de coutumes qu’ils ne veulent et ne peuvent détacher de l’actualité ; dans la nostalgie peut-être des veillées d’avant les cassettes, la radio, la télé. Par voie de conséquence est toujours très importante chez eux la place de tout un monde invisible où les "vivants-vivants" n’interviennent que dans la hiérarchie des tabous » [6].

Le conte dans sa conception traditionnelle est un récit d’événements fictifs. Il décrit un monde irréel. Il renvoie à des récits imaginaires, fantastiques, surnaturels et trouve son expression dans l’étrange, le mystère. Il met en scène une société dans laquelle les hommes, les animaux et les êtres surnaturels évoluent ensemble suivant une logique interne. Cependant, profondément enraciné dans les mœurs de la société qui le produit, il apparaît comme la concrétisation d’une éthique sociale, communautaire à partir des défauts ou des qualités des êtres qu’il met en scène. Sans nous étendre sur les acceptions du mot, on peut considérer avec Ousmane Tandina que :

« ...le conte est un récit de faits, d’événements imaginaires qui se présente le plus souvent en prose. Il est rapporté pour illustrer un enseignement, critiquer une institution ou simplement divertir l’auditoire. Il est toujours et d’abord une œuvre d’art où le souci de bien dire s’allie à celui de la répétition : un conte n’existe qu’à partir du moment où un auditoire l’ayant apprécié décide de le communiquer à un nouvel auditoire » [7].

[1] Faculté des Lettres, Université de Cocody, Cote d’Ivoire.

[2] Ces corpus de contes répertoriés et les travaux universitaires ont été rappelés dans les communications lors du Séminaire de méthodologie de recherche et d’enseignement du conte africain publié avec le concours de l’A.U.P.E.L.F., Abidjan 1990.

[3] Nous renvoyons à quelques travaux universitaires consacrés à la nouvelle :
- BEDE, Damien, L’univers de la nouvelle africaine. Formes, typologies et contenus, thèse de doctorat unique, Lille III, 1989.
- MAVOUNGOU, Charles, La nouvelle congolaise, thèse de doctorat 3ème cycle, Etudes africaines, Paris XII, 1987
- OGOLONG, Joseph, L’art de la nouvelle chez Lopes, Loutard et Oyono Mbia, thèse de doctorat 3ème cycle, Littérature africaine, Paris IV, 1984.
- SOB, Jean, Le genre de la nouvelle dans la littérature négro-africaine d’expression française : Etude historique, thèse de doctorat 3ème cycle, Etudes africaines, Paris IV, 1985.
- TOURE, Kitia, La nouvelle radiophonique en langue française, thèse de 3ème cycle, Paris IV, 1985

[4] MIDIOHOUAN, G. O., et DOSSOU, M., La nouvelle d’expression française en Afrique noire, Formes courtes, Paris, L’Harmattan, 1999, p. 10.

[5] KANE, Mohamadou, Les contes d’Amadou Koumba : du conte traditionnel au conte moderne d’expression française, Université de Dakar, Publications de la F.L.S.H, n°16, 1968, p. 22-23.

[6] KLEIN, Pierre, Préface à l’Anthologie de la nouvelle sénégalaise (1970-1977), Dakar/Abidjan, NEA, 1978, p. 22-23.

[7] TANDINA, M., in Séminaire de méthodologie de recherche et d’enseignement du conte africain, op. cit., p. 30.

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Nature vivante

DROIT A L’OPACITE LANGAGIERE ET CULTURELLE DANS LA POESIE DE SONY LABOU TANSI L’EFFLORESCENCE BAROQUE DANS LA LITTERATURE AFRICAINE Un exemple : La vie et demie de Sony Labou Tansi Les cultures religieuses et leurs signifiances dans les poésies des civilisations modernes. Les exemples de Louis Aragon et des poètes du Sénégal. LITTÉRATURE FRANCHE. NOUVELLE APPELLATION UNIFIANTE POUR UNE PRODUCTION LITTÉRAIRE DISPERSÉE ORALITE ET CREATION. L’épopée et l’islamisation des traditions de l’Ouest africain.

source :http://www.refer.sn/ethiopiques/art...





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